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7) FICHES TECHNIQUES:

J’ai créé ces fiches pour la plupart des apprentis peintres  »d’aujourd’hui »…Elles s’adressent à tous ceux qui souhaitent péréniser leur travail; ceux pour qui les Beaux-Arts ne transmettent plus le savoir des anciens pourtant nécessaire à la bonne compréhension et maîtrise des matériaux que nous utilisons (toile de lin, huiles, essences, pigments, vernis, etc.).Ces fiches sont le résultat de la lecture de traités anciens, d’expériences pratiquées, de l’écoute de quelques grands maîtres, et d’un travail de recherche. Il a pour but de vous simplifier ces longues recherches. Mais la peinture est une immense aventure et demande un énorme travail. Alors bon courage…ou bonne aventure…

Serge Tenèze,

1)  Encollage à la colle de peau de Lapin

2) Pigments et couleurs: de la bonne utilisation des pigments et couleurs entre eux (Croisement entre les listes connues, traités anciens et analyses) en cours.

1)  ENCOLLAGE A LA COLLE DE PEAUX DE LAPINS:

1) Nature et origine

Protéine extracellulaire présente dans la peau, cartilages, tendons, bois de cervidés.  Le collagène est la protéine la plus importante des vertébrés supérieurs. Vieux de 8200 ans, un crâne  décoré a été découvert (grotte de Nahal Hemar, sud mer morte, Israël),  Bas relief Egyptien –1500 AVJC représentant des ateliers de menuiserie faisant bouillir des déchets de peaux, Liant pour la peinture par les Egyptiens, Grecs, Romains… On la trouve encore dans des recueils médiévaux, (dorure, enduits à la colle, les gessos, tempéra à l’œuf,… Les émulsions grasses eau dans l’huile utilisées par les Flamands au XVème et XVIème (blancs et jaunes)  contenaient vraisemblablement de la colle de peaux ou de poisson… 

Les Chinois l’utilise de tout temps pour la peinture et les encres… Dès le XIIIème  les italiens introduisirent la colle de peaux pour le collage de papier, et la fabrication de calques… Sans oublier les plus grands maîtres tels Van Eyck, Rembrandt, et Léonard de Vinci qui précise que la toile tendue sur châssis est enduite d’une mince couche de colle… 

2- L’ encollage

Son rôle

   Uniquement sur matériaux poreux (toile de lin, de coton, papier, panneau de bois, etc.) ce qui  exclue les préparations acryliques ou vinyliques…  Sur une toile récente, peinte à l’huile, dont la toile n’a pas été préalablement encollée, on remarquera rapidement certaines caractéristiques ; colorations brunes, couches picturales cassantes, absence de souplesse au toucher, on parle alors de « toile brûlée »… L’encollage à la colle de peaux de lapins permet :  La Liaison nécessaire entre support (lin, bois, papier)  la couche préparatoire (fonds, gessos, enductions,) les couches picturales. En se liant à la colle pour laquelle elles éprouvent une réelle affinité, elles s’accrochent aux multiples aspérités, se liant intimement.  Bouchant les pores de la toile, des fibres, l’ encollage limite ou supprime  l’absorbance du support, il crée une couche d’accrochage, trait d’union entre le support et le revêtement à venir. Stabilise la position et la tension de la toile. Les fils de la toile resteront dans l’état de tension créé sur le châssis.  Pour les panneaux de bois, il fait lever le fil du bois et crée un isolant essentiel.Pour le papier,  au même titre qu’une toile de lin vierge, il évite que la cellulose du papier ne soit altérée, dégradée par l’huile en cours d’oxydation.Enfin, comme filmogène, l’encollage à la colle de peaux de lapins a une très bonne réponse aux variations hygrométriques. On l’utilise d’ailleurs pour l’encollage du bois, mâter l’or (icône), le marouflage, la confection de panneau, etc. et en restauration (ré entoilage, re fixage à chaud, etc.). Toxicité : Non toxique, elle pourrie néanmoins par des bactéries pathogènes très virulentes (voie orale ou blessures). Si cette préparation n’ était pas réalisée, les premières couches migreraient dans le support, pour disparaître, ou au mieux, provoquer des embus, matité générale,  Une fois passée, la colle refroidie, et prend en gel. Les longues molécules de gélatine se connecteront les unes aux autres dans toutes les directions, créant une véritable structure tissée.La force du gel augmente progressivement durant environ 3 à 4 h, puis se stabilise après 16 h.  

3- Préparation

Trempage des granules de colle de peaux de lapins durant 6 à 12 heures (La veille pour le lendemain). La qualité de cette colle dépend de la proportion colle/eau. On peut calculer de façon simple cette proportion en gr ou en volume. 1 volume de colle en granule (avant trempage) pour 10 volumes d’eau (déminéralisée) ou, 10 gr de colle en granule pour 100 ml d’eau. 

Le plus pratique serait de   

Lire la suite de « 7) FICHES TECHNIQUES: »

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6) Bénéficiez de déductions fiscales pour l’achat d’une oeuvre d’Art:

       Aux termes de l’article 238bis AB du Code Général des Impôts, les entreprises qui achètent des œuvres d’artistes vivants bénéficient de dispositions fiscales avantageuses.
Pour les œuvres dont le prix d’acquisition est inférieur à 5000 € hors taxes, les entreprises et professions libérales peuvent déduire le prix d’achat du résultat de l’exercice d’acquisition et des 4 années suivantes par fractions égales. Ce bénéfice est accordé à la condition que les œuvres soient exposées à titre gratuit dans un lieu « accessible au public, aux clients et/ou aux salariés de l’entreprise, à l’exclusion des bureaux personnels ».
« Constituez vous une collection d’art contemporain, embellissez vos salles d’attentes et halls et faîtes des économies sur vos impôts ! » 

Le texte de Loi: http://www.mecenat.culture.gouv.fr/

 Pour un Tibet libre: http://www.tibet-info.org/  drap640.jpeg

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5) Résonance 2 – « La Flêche bleue » -

       

‘’La Flèche bleue’’ La série Résonance a évolué vers une représentation Iconographique du lieu. 

On se souvient que la réalisation d’une icône est une prière. Elle nécessite de multiple étapes (de l’enduction à la colle de peau et craie du panneau de bois, par de multiple couches, du ponçage, à la pose du Proplasme, des lumières, des feuilles d’or, etc.). La série ‘’La Flèche bleue’’ est réalisée sur panneau de bois ou toile de lin. La dorure est posée feuille à feuille, selon la technique ancienne des icônes utilisant l’ assiette rouge à dorer et colle de peau de lapin, puis patinée et vernie. Le motif central, la flèche de l’église Saint-Michel, à Bordeaux est travaillé essentiellement au couteau, à l’huile noire. Le sujet central traite de l’aspiration à l’inaccessible, de la spiritualité, de la mortitude; La ‘’dorure’’, la plage immense du doute. 

La Flêche Bleue   La Flêche Bleue 2    La Flêche Bleue 3 

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4) « Résonance »

Résonance 1 Faisant suite à mon travail sur le « Moi-peau », Moi-mémoire et les clous, « Résonance » est le prolongement de ce travail sur la mémoire. 

Révéler  une nouvelle forme d’existence, une correspondance évidente entre les Clous et les Humains.  Il révèle aussi à l’instar des clous, que certains objets, certains lieux, ont une « peau –mémoire », des cicatrices, des réminiscences, des références sensorielles, voire olfactives ; Ces clous, ces lieux sont des acteurs attachants du passé, et nous aident à vivre en réfléchissant certains de nos  souvenirs.…qui n’a pas gardé la montre d’un grand-père, le stylo d’un père, le foulard parfumé d’une mère, ou le clou rouillé qui traînait dans cette maison dont on a gardé la photo jaunie… Les façades, les murs des pièces recèlent de nombreuses traces d’événements, de sensations vécues qui semblent comme attachés à ces lieux.  Ces lieux gardent les traces de notre passage, ou d’ accidents de la vie, marques et  cicatrices reflétant notre passage désormais invisible dans ces lieux.Souvenirs de ‘’sensations’’, de vibrations. L’effet que produisent ces lieux sur notre esprit. Cette conception évoque pour moi une Résonance .  Il s’agit d’ une « Résonance » présente mais pas toujours visible, seulement perceptible. Résonance de sensation ressentie, joie,  malaise, jouissance,  bonheur, honte,  peur, déception, attachés à ces endroits, comme des cicatrices invisibles…

 Mes tableaux réalisés n’existent qu’au travers de deux couleurs ‘’actives’’ :  Le Bleu : spiritualité, concordance, force douce, existence, intensité ‘’chaude’’, Le Jaune : mouvement, dynamique, opposition, réflexion froide, dominance. Il devient Corporel dans cet espace de prégnance  bleue, personnage du tableau, créant un mouvement corporel. L’union de ces oppositions me suffit à traduire cet univers intime. La traduction abstraite de mes réflexions ‘’picturales’’,  amène doucement à maturité la conception finale. Enfin, la réalisation des toiles se fait dans la tradition des anciens afin de pérenniser mon travail.  J’ai alors, par la peinture, matérialisé ces réflexions, ces évocations particulières, par un codage  personnel. Le « regardeur » ne perçoit plus l’image du réel, « rétinienne », mais est amené dans mon image recomposée, recolorée, à percevoir, mieux comprendre la sensation, la vibration chaude ou froide, la mémoire accrochée au lieu que j’ai voulu dépeindre Résonance 2 ‘’La prison Bordelaise’’ est la suite de la première série Résonance. Elle participe à une recherche sur la mémoire des lieux. Ce travail mixte, photo/peinture a élargi mon champ d’investigation. Un seul lieu, pour un seul tableau devant exprimer cette Résonance.  La couleur Bleue et Jaune, les formes simplifiées, restent les mêmes vecteurs d’expression. Elle participe toujours à ma recherche sur la mémoire.                                                                             

                                                           rsonanceprsentationfranaisanglais.jpg  Résonance 1 

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3) Le « Moi-peau » et mes Clous…

ALBUM rassemblant peintures, sculptures, photos, sur les Clous:

(Clic sur photo ci après pour voir les photos):

LE Moi Peau, Mes Clous:
Album : LE Moi Peau, Mes Clous:
mes CLOUS
48 images
Voir l'album

Composition photo sur toile 120 x 90:

 affiche200x170compo9.jpg    poster2df.jpg 

« La Famille » Huile sur toile : 130 x 60

       lafamillehuilesergetenze.jpg   tableauxpapier024.jpg   tableauxpapier026.jpg 

« Clou mâle crucifié » Huile sur toile 207 x 107

p1010827.jpg

 tableaux2016.jpg tableaux4047.jpg tableaux072bis.jpg lecloudimanche.jpg Moi-peau Cuivre 1

 (Collection privée)     tableauxclous26.jpg

SCULPTURES:

   Sculpture sur pierre Clou mâle Serge Tenèze   St-Jean de la Croix, la traversée 1 m 72 Serge Tenèze   stjeandelacroixlatraverse.jpg

 Les Clous

Un autre regard

L’objet est unique, de par sa forme, son apparence et son environnement.

Le regard que l’on porte sur lui est empreint de notre propre histoire, ce regard lui confère déjà une vie propre.  Mais cette vision devient totalement subjective.

Si le regard est  guidé par la forme de l’objet, il l’est aussi, mais modifié, par  sa fonction.

Cette vision est donc prédéfinie, raccrochant l’image du clou à sa fonction, puis à nos souvenirs, à l’utilité personnelle qu’on lui prête, à l’expérience vécue.

Le clou par lui-même

Un clou peut avoir plusieurs « formes » extérieures (enveloppe), plusieurs familles, plusieurs noms. Il peut être usiné ou forgé…

Neuf, il présente déjà une enveloppe construite. S’il a déjà été ‘’utilisé’’, son enveloppe trahit davantage la mémoire d’un vécu mais aussi « le mouvement actif qui ‘’le’’ met en contact avec une partie de lui-même aussi bien qu’avec l’autre ».

Il peut  être neuf ou vieux, en bon ou mauvais état, avoir réalisé sa fonction première, être allé au bout de sa destinée, ou pas. Mais

a t il déjà cette sorte d’humanité que nous confère l’ expérience, l’ expérimentation d’ une partie de vie ? C’est cet aspect qui m’intéresse.

L’existence du clou, ce qu’il nous donne à voir

De par son existence, le clou a construit ou a subit sa propre histoire, repérable à son apparence ‘’superficielle’’.

Ce Clou porte les traces du temps (éclats, rouille…). Elles sont visibles et correspondent à une certaine « expérience » de vie (clous tordus, cassés, éraflés…). On peut les considérer comme autant de marques, de blessures,  de souvenirs mémorisés.

Ces marques représentent la patine du temps que l’on doit décoder comme autant de langages propre au vécu de chaque chose comme de chaque être. De là découle une nouvelle notion : celle de l’enveloppe, protectrice et secrète de son passé, son intimité fonctionnelle, et « frontière du Moi ».

De la notion de l’enveloppe découle une certaine personnalité, une notion tactile appréhendée automatiquement par l’œil, « stimulus visuel »  en

Lire la suite de « 3) Le « Moi-peau » et mes Clous… »

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2) « 961 carrés peints à l’huile ou la révélation de l’Homme aux 2 visages »

 LHA2V-1       LHA2V 1 (Huile sur lin 60 x 60)

LHA2V-2    « 961 carrés peints à l’huile ou la Révélation de l’Homme Aux Deux Visages »   (Vue rapprochée et éloignée du tableau – Huile sur lin 60 x 60)) 

Vidéo sur Myspace:

http://de.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=367935295

 961 carrés peints à l’huile à l’aide des 3 primaires, avec huile noire et médium Flamand.   Conception : Si l’objet, la forme et les couleurs sont captés par un appareil photo, l’appareil traduit en quelque sorte ceux-ci par l’intermédiaire de l’objectif et de la chambre photographique.   Ce passage donne naissance à une nouvelle image ‘’pixélisée’’.  L’image captée par l’objectif (comme  notre rétine) est transférée à la chambre de l’appareil (tout comme pour nous, au cerveau).  La pixellisation : Ce phénomène photographique de matérialisation des ondes électromagnétiques permet de découvrir un nouvel univers pictural. Cette transformation physique de l’image par de simples carrés disposés en groupes colorés nécessite un décodage particulier  du cerveau par l’intermédiaire de l’œil. Plus les pixels seront agrandis, plus notre cerveau devra faire un effort de ‘’traduction’’. Dans « 961 carrés peints à l’huile ou la Révélation de l’Homme Aux Deux Visages »  le cerveau devra décoder, puis transformer  et interpréter l’ensemble de ces carrés de couleurs en formes, traits et masses colorées précises révélant le visage ‘’caché’’. Pour que cette traduction fonctionne le tableau ne doit pas être en pleine lumière et le regardeur doit se situer à environ10 pas. J’ai pu remarquer que les femmes décodent beaucoup plus rapidement le visage que les hommes…   Ce visage se trouve dans une partie de l’ensemble monumental dédié à la mémoire des ‘’ Girondins et à la République’’ sur la place des Quinconces à Bordeaux où trône à 43 mètres de haut ‘’Le génie de la Liberté brisant ses fers’’. J’ai emprunté l’image symbolisant ‘’Le mensonge et l’ignorance’’. Une série d’une centaine de photos m’a permis de ‘’capter’’ le visage. Celui-ci est recadré puis recomposé par une pixellisation. Les couleurs et les contrastes  sont  retravaillés. L’étude préparatoire a été retenue par l’ Ecole des Beaux-arts Bordeaux pour l’édition d’un carton d’invitation le du 31 mai 2006. La toile a été présentée à l’exposition 2006 du Salon d’Automne  de Paris.  

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